Mirapolis, le précédent qui pèse sur le projet de parcs saoudiens à Cergy
Le premier grand parc à thème français, ouvert en 1987, avait fermé au bout de cinq saisons sur le terrain aujourd'hui convoité par Riyad.
Le site retenu pour le complexe de loisirs financé par l'Arabie saoudite n'est pas un terrain vierge. C'est celui de Mirapolis, premier grand parc d'attractions français, ouvert en 1987 à Cergy-Pontoise et fermé cinq saisons plus tard.
Le projet était ambitieux. Mirapolis entendait fonder un parc à thème sur le patrimoine culturel français, avec une figure de Gargantua monumentale comme emblème, à une époque où le modèle des grands parcs américains n'avait pas encore été importé en Europe.
L'échec a tenu à plusieurs facteurs qui se sont additionnés. L'investissement initial était lourd, la fréquentation est restée durablement inférieure aux prévisions, et l'ouverture d'Euro Disney en 1992 a redéfini les attentes du public comme l'échelle d'investissement nécessaire pour y répondre. Le parc a fermé en 1991 et ses installations ont été démantelées.
Le site retenu pour le complexe de loisirs financé par l'Arabie saoudite n'est pas un terrain vierge.
Le terrain est resté largement inoccupé depuis, ce qui explique d'ailleurs sa disponibilité aujourd'hui : peu de sites de cette taille subsistent aussi près de Paris.
Le précédent ne condamne pas le nouveau projet. Le marché francilien des loisirs a changé de dimension en trente-cinq ans, et l'enveloppe annoncée par la partie saoudienne, six milliards d'euros pour trois parcs, n'est pas comparable aux moyens de 1987. Mais il rappelle qu'un emplacement proche de la capitale ne suffit pas à garantir la fréquentation, et que le dimensionnement reste le point sensible.
D’après France 3 Paris Île-de-France.
