Venezuela : l’Assemblée nationale adopte en première lecture une loi d’amnistie « historique »
Le jeudi 5 février 2026, l'Assemblée nationale du Venezuela a adopté en première lecture une loi d'amnistie générale. Cette législation couvre les 27 années de pouvoir chaviste, initié par l'ancien président Hugo Chavez. Cette adoption suit la capture de…
Le jeudi 5 février 2026, l'Assemblée nationale du Venezuela a adopté en première lecture une loi d'amnistie générale. Cette législation couvre les 27 années de pouvoir chaviste, initié par l'ancien président Hugo Chavez. Cette adoption suit la capture de Nicolas Maduro lors d'une opération militaire américaine. La loi vise à libérer tous les prisonniers politiques et à abandonner les poursuites à leur encontre. Elle inclut des accusations de "terrorisme", "trahison" et "incitation à la haine", fréquemment utilisées contre les opposants politiques.
La présidente par intérim, Delcy Rodriguez, a souligné l'importance de cette loi pour la paix et la réconciliation nationale. Le député d'opposition Tomas Guanipa a exprimé son espoir que cette législation inaugure une nouvelle ère de reconnaissance mutuelle et de respect au Venezuela. Le texte sera débattu à nouveau mardi prochain à l'Assemblée pour son approbation définitive.
La loi d'amnistie ne s'appliquera pas aux violations graves des droits humains commises sous le gouvernement de Hugo Chavez. La présidente par intérim collabore avec le président américain pour mettre fin au système de répression en place. Les crimes exclus incluent les violations graves des droits de l'homme, les crimes contre l'humanité, les crimes de guerre, l'homicide intentionnel, la corruption et le trafic de stupéfiants.
Le jeudi 5 février 2026, l'Assemblée nationale du Venezuela a adopté en première lecture une loi d'amnistie générale.
Jorge Rodriguez, président de l'Assemblée nationale, a déclaré que le pardon était nécessaire pour avancer. Nicolas Maduro Guerra, fils de l'ancien président, a exprimé son soutien à la réconciliation et à la paix. Depuis janvier 2026, environ 350 prisonniers politiques ont été libérés, selon l'ONG Foro Penal, mais près de 700 restent incarcérés. Alfredo Romero, directeur de Foro Penal, insiste sur la nécessité de justice et de ne pas transformer le processus de réconciliation en persécution.
D’après Le Monde.

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