Une de moins Crise politique : la motion de LFI pour destituer Emmanuel Macron déclarée irrecevable par le bureau de l’Assemblée
Le 8 octobre 2025, le bureau de l'Assemblée nationale a déclaré irrecevable la motion de destitution déposée par La France insoumise (LFI) visant le Président Emmanuel Macron. Cette décision a été prise lors d'un vote où seuls les membres de gauche, y…
Le 8 octobre 2025, le bureau de l'Assemblée nationale a déclaré irrecevable la motion de destitution déposée par La France insoumise (LFI) visant le Président Emmanuel Macron. Cette décision a été prise lors d'un vote où seuls les membres de gauche, y compris le Parti socialiste (PS), ont soutenu la motion. Le Rassemblement national (RN) s'est abstenu.
La procédure a été rejetée par cinq voix pour, dix contre, et cinq abstentions lors de la réunion de la plus haute instance exécutive de la chambre basse. Deux députés de gauche étaient absents au moment du vote. La composition du bureau a récemment changé, entraînant la perte de la majorité de gauche.
LFI avait déjà déposé deux motions de destitution en 2024, toutes deux jugées recevables à une époque où le bureau de l'Assemblée était dominé par la gauche. La récente motion visait à permettre un débat en commission des Lois, voire dans l'hémicycle, sur la responsabilité du chef de l'État. Depuis l'été 2024, LFI réclame le départ du Président Macron suite à son refus de nommer un Premier ministre de gauche malgré la victoire de l'alliance du Nouveau Front populaire aux législatives.
Le 8 octobre 2025, le bureau de l'Assemblée nationale a déclaré irrecevable la motion de destitution déposée par La France insoumise (LFI) visant le Président Emmanuel Macron.
Selon la Constitution, le président de la République ne peut être destitué qu'en cas de manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l'exercice de son mandat. Pour aboutir, une telle procédure nécessiterait une majorité des deux tiers dans les deux assemblées, suivie d'une décision des parlementaires réunis en Haute Cour. Actuellement, le Sénat est dominé par la droite et le centre, qui s'opposent à cette initiative, et même au sein de l'Assemblée, l'unité de la gauche sur ce sujet n'est pas acquise.
D’après www.liberation.fr.

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