« Tout est vrai, je l’ai fait » : l’homme accusé d’avoir assassiné Shinzo Abe, ex-premier ministre du Japon, plaide coupable
Le procès de Tetsuya Yamagami, accusé de l'assassinat de l'ancien premier ministre japonais Shinzo Abe, a débuté le mardi 28 octobre 2025, au tribunal du district de Nara. M. Yamagami a plaidé coupable des faits survenus le 8 juillet 2022 à Nara, où il…
Le procès de Tetsuya Yamagami, accusé de l'assassinat de l'ancien premier ministre japonais Shinzo Abe, a débuté le mardi 28 octobre 2025, au tribunal du district de Nara. M. Yamagami a plaidé coupable des faits survenus le 8 juillet 2022 à Nara, où il est accusé d'avoir utilisé une arme artisanale pour tirer sur l'ancien dirigeant japonais lors d'un meeting électoral. Il est poursuivi pour meurtre avec préméditation et violation de la loi sur le contrôle des armes.
Lors de l'audience, M. Yamagami a reconnu les faits en déclarant : « Tout est vrai, je l’ai fait » après la lecture de l'acte d'accusation. Cependant, son avocat a indiqué qu'il contesterait certains chefs d'accusation. S'il est reconnu coupable, M. Yamagami risque une lourde peine de prison, voire la peine de mort, bien que celle-ci soit rare au Japon pour des affaires impliquant une seule victime. Le verdict est attendu en janvier.
L'affaire a mis en lumière les liens présumés entre M. Abe et l'Église de l'Unification, communément appelée « secte Moon ». L'organisation, fondée en 1954 en Corée du Sud, est accusée d'exercer des pressions financières sur ses fidèles. L'assassin présumé aurait nourri une rancœur envers cette organisation, qu'il accuse de ruiner sa famille.
Le procès de Tetsuya Yamagami, accusé de l'assassinat de l'ancien premier ministre japonais Shinzo Abe, a débuté le mardi 28 octobre 2025, au tribunal du district de Nara.
L'enquête a également révélé des connexions entre l'Église de l'Unification et plusieurs élus du Parti libéral-démocrate (PLD) au pouvoir au Japon. À la suite de ces révélations, quatre ministres avaient démissionné. En avril, un tribunal a ordonné la dissolution de la branche japonaise de l'organisation en raison des « dommages sans précédent » causés à la société japonaise.
Le meurtre de M. Abe a également conduit à un renforcement de la législation sur les armes au Japon en 2024. Désormais, la diffusion de tutoriels ou d'informations sur la fabrication et la vente d'armes sur les réseaux sociaux est passible d'un an de prison. Ce durcissement vise à prévenir de futurs incidents similaires en améliorant la régulation de l'accès aux armes.
Le procès continue de susciter une attention particulière, tant au Japon qu'à l'international, en raison de ses implications politiques et sociétales.
D’après Le Monde.

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