Pourquoi laisser les retraités américains profiter des rendements de nos startups ?
Les fonds de pension européens gèrent actuellement plus de 3 000 milliards d’euros d’actifs, et seulement 0,05 % de cette somme est investi dans le capital-risque. Aux États-Unis, les fonds de retraite y allouent jusqu’à 15 % de leurs portefeuilles.
Les fonds de pension européens gèrent actuellement plus de 3 000 milliards d’euros d’actifs, et seulement 0,05 % de cette somme est investi dans le capital-risque. Aux États-Unis, les fonds de retraite y allouent jusqu’à 15 % de leurs portefeuilles.
Les profits des startups européennes sont souvent captés par des investisseurs américains. Chaque licorne européenne financée par des fonds étrangers représente une valeur qui échappe aux Européens et finance les retraites américaines, tandis que les épargnants européens restent cantonnés à des placements à faible rendement.
Le problème réside dans l’allocation du capital. L’Europe dispose d’une épargne abondante, mais elle est immobilisée dans la dette publique, l’immobilier institutionnel et les obligations souveraines. Ces actifs sécurisent le présent sans construire l’avenir.
Si les fonds de pension européens allouaient 1 % de leurs actifs au capital-risque, 30 milliards d’euros seraient disponibles chaque année pour financer les technologies stratégiques du continent, sans créer de nouveaux impôts.
Les fonds de pension européens gèrent actuellement plus de 3 000 milliards d’euros d’actifs, et seulement 0,05 % de cette somme est investi dans le capital-risque.
La réticence des fonds de pension européens est due à une culture du risque désalignée avec les cycles d’innovation. Les cadres prudentiels renforcent cette aversion et pénalisent les actifs non cotés, limitant la prise de risque.
Le capital-risque doit être perçu comme une source de diversification et de rendement à long terme, permettant de financer des actifs réels : entreprises, brevets, emplois, usines, technologies stratégiques.
Le financement des startups est lié à la souveraineté économique. L'Europe ne peut prétendre défendre son indépendance technologique et énergétique si ses innovations sont financées ailleurs.
Certains pays, comme les Pays-Bas et la Suède, allouent des milliards d’euros au capital-risque via leurs fonds de pension. Le Canada et la Norvège ont également intégré le non-coté dans leur politique d’investissement.
Tant que les fonds de pension européens n’investiront pas dans leurs propres entreprises, l’Europe continuera de financer la croissance et les retraites d’autres continents. Une réorientation vers l’innovation permettra à l’Europe de capitaliser sur son avenir.
D’après FrenchWeb.

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