Lecture de plaques partout en France : ce que les automobilistes doivent savoir
L'utilisation des caméras de Lecture Automatisée de Plaques d'Immatriculation (LAPI) en France est sur le point de s'élargir. Le Sénat a approuvé une proposition de loi visant à généraliser ces dispositifs et à prolonger la durée de conservation des…
L'utilisation des caméras de Lecture Automatisée de Plaques d'Immatriculation (LAPI) en France est sur le point de s'élargir. Le Sénat a approuvé une proposition de loi visant à généraliser ces dispositifs et à prolonger la durée de conservation des données collectées, afin de renforcer la lutte contre la criminalité. Cette évolution soulève des questions concrètes pour les automobilistes concernant la sécurité et la vie privée.
Actuellement présentes sur les routes, dans certains centres-villes, sur les autoroutes ou à l'entrée de parkings, les caméras LAPI permettent d'identifier automatiquement les plaques d'immatriculation et, dans certains cas, de capturer des images du véhicule et de ses occupants. Jusqu'à présent, leur utilisation était principalement limitée à des infractions graves, à la recherche de véhicules volés ou à des enquêtes spécifiques. Cependant, le texte adopté par le Sénat élargit ce cadre à de nouveaux délits, tels que le vol aggravé, le recel, l'évasion avec violence ou l'aide au séjour irrégulier.
Pour les conducteurs, le changement le plus notable concerne la durée de conservation des données. Alors que les informations issues des LAPI étaient stockées pendant quelques semaines, elles pourraient désormais l'être jusqu'à douze mois, sous réserve d'une autorisation judiciaire. Cela signifie que les déplacements d'un véhicule pourraient être consultables sur une période prolongée dans le cadre d'enquêtes complexes ou de longue durée.
L'utilisation des caméras de Lecture Automatisée de Plaques d'Immatriculation (LAPI) en France est sur le point de s'élargir.
Autre évolution majeure, l'intégration obligatoire des LAPI aux systèmes de vidéoprotection à partir de 2028. Cette mesure, prévue notamment pour les grands événements, augmentera la densité de caméras capables de lire les plaques, passant d'environ 650 dispositifs actuels à plus de 5 000 à terme.
Les autorités soulignent les bénéfices d'une meilleure prévention, d'une capacité accrue à retrouver des véhicules impliqués dans des affaires criminelles et d'une coordination facilitée entre la police, la gendarmerie, les douanes et les municipalités. Cela pourrait aussi signifier une réduction des vols et une résolution plus rapide des délits routiers graves.
Cependant, la conservation prolongée des informations de déplacement alimente des craintes concernant la protection des données personnelles et une surveillance généralisée. La proposition de loi n'est pour l'instant adoptée qu'en première lecture au Sénat. Son passage à l'Assemblée nationale sera crucial pour définir les garde-fous et répondre aux préoccupations des usagers.
D’après Journal du Geek.

/regions/2026/08/12/6a7c431e4a8ab301095558.jpg)

/regions/2026/08/13/6a7da157cdb66143065306.jpg)
/regions/2026/08/11/6a7ae3e8019ac312566832.jpg)