La ville de Figeac se prépare à un approvisionnement en eau par camions-citernes
Face à la baisse critique du débit du Célé, la municipalité lotoise anticipe un dispositif d'urgence pour garantir la distribution d'eau potable aux dix mille habitants de la commune.
/regions/2026/08/13/6a7df12aafd90006997140.jpg)
La situation hydrologique devient alarmante dans le département du Lot. À Figeac, la rivière du Célé, qui constitue l'unique source d'approvisionnement en eau potable de la commune, a franchi un seuil d'alerte majeur. Le débit du cours d'eau est désormais passé sous la barre des 500 litres par seconde, une mesure située bien en deçà du seuil de crise établi par les autorités. Pour les 10 000 résidents de la ville, cette dégradation environnementale fait peser une menace directe sur la continuité d'un service public essentiel.
Face à l'imminence d'une rupture de stock à la pompe, la mairie de Figeac organise la logistique de secours. Selon les informations communiquées par France 3 Occitanie, la municipalité se tient prête à déclencher un dispositif exceptionnel de citernage à partir du 20 ou du 21 août. Ce plan prévoit l'acheminement de l'eau par la route afin de compenser l'impossibilité de puiser suffisamment de ressources directement dans le lit du Célé.
Un défi logistique et financier pour la commune
Le recours aux camions-citernes ne constitue toutefois qu'une solution partielle à la crise. Les premières estimations indiquent que la rotation des véhicules ne permettrait de couvrir qu'environ un tiers des besoins quotidiens de la population figeacoise. Cette limitation technique impose une gestion extrêmement rigoureuse des réserves disponibles et souligne la vulnérabilité du territoire face à des épisodes de sécheresse prolongés.
À Figeac, la rivière du Célé, qui constitue l'unique source d'approvisionnement en eau potable de la commune, a franchi un seuil d'alerte majeur.
Outre les contraintes techniques, l'impact économique de cette opération est considérable pour les finances locales. Le coût de ce dispositif de secours est évalué à environ 10 000 euros par jour de fonctionnement. Cette dépense imprévue illustre le poids financier croissant que font peser les aléas climatiques sur les budgets des collectivités territoriales en Occitanie. Pour les habitants, cette situation rappelle l'urgence de la sobriété hydrique alors que le niveau de la rivière continue de baisser de manière préoccupante.
D’après France 3 Occitanie.

/regions/2026/08/12/6a7c431e4a8ab301095558.jpg)

/regions/2026/08/13/6a7da157cdb66143065306.jpg)
/regions/2026/08/11/6a7ae3e8019ac312566832.jpg)