La musique, un chantier beyrouthin pour Yasmine Hamdan
Le troisième album solo de Yasmine Hamdan, I Remember I Forget , s'ouvre avec la chanson Hon , qui établit immédiatement le ton avec une beauté désolée. Les paroles du poète palestinien Anas Alaili décrivent un « tout petit pays avec une blessure béante…
Le troisième album solo de Yasmine Hamdan, I Remember I Forget , s'ouvre avec la chanson Hon , qui établit immédiatement le ton avec une beauté désolée. Les paroles du poète palestinien Anas Alaili décrivent un « tout petit pays avec une blessure béante » où « certains s’attardent et d’autres se font porter absents » . Yasmine Hamdan, chanteuse et compositrice née à Beyrouth en 1976, au début de la guerre civile, se considère comme membre d'une « diaspora numérique » . Elle a vécu au Koweït, à Abou Dhabi, en Grèce et au Liban, avant de s'établir à Paris en 2005.
« C’est une chanson sur l’expérience d’être à Paris et de vivre une tragédie ailleurs, en live et presque en simultané » , explique Yasmine Hamdan. Hon évoque l'explosion au port de Beyrouth en 2020, causant 235 morts, 6 500 blessés et 300 000 sans-abri. Hamdan a vécu cet événement comme un témoin lointain et impuissant, ressentant l'impact à distance. Le texte mentionne un « cadavre dans [sa] chambre à coucher » et des « nuages dans le séjour » .
Le troisième album solo de Yasmine Hamdan, I Remember I Forget , s'ouvre avec la chanson Hon , qui établit immédiatement le ton avec une beauté désolée.
D’après Le Monde.

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