L’Iranienne détenue en France depuis sept mois pour « apologie du terrorisme » sera jugée en janvier
## Enquête sur une Cellule de Propagande en France
Enquête sur une Cellule de Propagande en France
Le magistrat chargé de l'enquête concernant une Iranienne suspectée d'avoir établi en France une cellule de diffusion de contenus de propagande sur les réseaux sociaux, accusée d'« apologie » et de « provocation en ligne au terrorisme », a conclu l'instruction du dossier le mercredi 8 octobre. Cette affaire est considérée sensible par l'Iran, qui pourrait l'utiliser dans les négociations concernant les otages français Cécile Kohler et Jacques Paris, détenus en Iran depuis mai 2022.
La clôture du dossier ouvre la voie à un procès prévu pour janvier 2026, a confirmé le parquet du tribunal judiciaire de Paris. L'affaire faisait l'objet d'une enquête judiciaire depuis novembre 2024. Cette confirmation coïncide avec le retour en France de Lennart Monterlos, un cyclotouriste franco-allemand de 19 ans, arrêté en Iran en juin et acquitté des accusations d'espionnage.
Mahdieh Esfandiari, âgée de 39 ans, a été interpellée le 28 février alors qu'elle s'apprêtait à quitter la France pour retourner en Iran. Elle a été placée en détention provisoire, en compagnie de deux ressortissants français. Lors de la perquisition de son domicile, plus de 2 000 euros en liquide ont été découverts. Née en Iran, elle est arrivée en France en tant qu'étudiante et a développé diverses activités, notamment dans la garde d'enfants et la traduction.
Cette affaire est considérée sensible par l'Iran, qui pourrait l'utiliser dans les négociations concernant les otages français Cécile Kohler et Jacques Paris, détenus en Iran depuis mai 2022.
Chez Maurizio B., également mis en cause et placé en détention provisoire, ont été saisis un exemplaire de Mein Kampf , des livrets de propagande en soutien de l'ancien président iranien Ebrahim Raïssi, et une arme de poing. Maurizio B., ambulancier de profession, se présentait comme le compagnon de Mahdieh Esfandiari. Un troisième individu impliqué dans cette affaire a été remis en liberté sous contrôle judiciaire en avril.
D’après Le Monde.

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