IPTV : la France dégaine une nouvelle arme pour mettre fin au piratage
Le 10 juin, le Sénat français a adopté la loi Lafon , marquant un tournant dans la lutte contre le streaming sportif illégal en France. Cette loi modifie la procédure de blocage, permettant aux ayants droit de transmettre directement leurs demandes de…
Le 10 juin, le Sénat français a adopté la loi Lafon , marquant un tournant dans la lutte contre le streaming sportif illégal en France. Cette loi modifie la procédure de blocage, permettant aux ayants droit de transmettre directement leurs demandes de blocage aux fournisseurs d'accès Internet (FAI) tels qu'Orange, Free, SFR et Bouygues Telecom, sans passer par l'Arcom.
La loi facilite un système de blocage IP automatisé, contournant le processus administratif antérieur. Les ayants droit, après autorisation initiale du juge, peuvent désormais bloquer les adresses IP des serveurs sources en temps réel. Ce changement vise à cibler les serveurs au cœur du réseau de piratage, en bloquant l'accès aux flux illégaux à la source.
Un accord a été conclu le 27 mai entre l'Association pour la Protection des Programmes Sportifs (APPS) et les quatre principaux opérateurs français. Cet accord couvre les modalités techniques et répartit les coûts et responsabilités liés à l'implémentation du blocage IP. Cette coopération vise à renforcer l'efficacité du dispositif anti-piratage.
Le 10 juin, le Sénat français a adopté la loi Lafon , marquant un tournant dans la lutte contre le streaming sportif illégal en France.
Bien que la mesure promet une réduction du piratage, elle comporte des risques de surblocage, pouvant rendre inaccessibles des sites légitimes partageant la même adresse IP. Des précédents en Espagne et en Italie ont montré des pannes massives causées par des blocages excessifs. L'APPS assure que des précautions seront prises pour minimiser ces risques, bien que les détails restent limités.
En parallèle, la France prévoit de renforcer les sanctions pénales contre les vendeurs et promoteurs de solutions pirates, positionnant ainsi son cadre réglementaire parmi les plus stricts en Europe.
D’après Journal du Geek.

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