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Politique et société françaises
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Échos Tricolores

Inondations à Valence : un an après, le président de la région, Carlos Mazon, annonce sa démission

Le président de la région de Valence, Carlos Mazon, au palais de la Généralité valencienne, à Valence (Espagne), le 3 novembre 2025. JOSÉ JORDAN / AFP Un an après les inondations ayant fait 229 morts dans l’est de l’Espagne, le président de la région de…

Le président de la région de Valence, Carlos Mazon, au palais de la Généralité valencienne, à Valence (Espagne), le 3 novembre 2025. JOSÉ JORDAN / AFP Un an après les inondations ayant fait 229 morts dans l’est de l’Espagne, le président de la région de Valence, Carlos Mazon, cible des critiques depuis la catastrophe, a annoncé sa démission, lundi 3 novembre. « Je n’en peux plus » , a-t-il lâché au terme d’une conférence de presse d’une vingtaine de minutes durant laquelle ce dirigeant du Parti Populaire (PP, droite) n’a cessé de se défendre et d’accuser ses détracteurs, en particulier le gouvernement de gauche de Pedro Sanchez.

« J’en appelle à cette majorité pour élire un nouveau président de la Generalité (…) Si ça ne tenait qu’à moi, j’aurais démissionné il y a longtemps » , a déclaré M. Mazon. «  Il y a eu des moments insupportables pour moi, mais surtout pour ma famille (…) Je n’en peux plus » , a expliqué le président régional, cinq jours à peine après avoir été la cible d’insultes de la part de proches des victimes des inondations, lors des funérailles d’Etat.

Mercredi, M. Mazon avait, en effet, tenu à se rendre à la cérémonie d’hommage aux 230 personnes disparues, malgré les appels lancés par les familles de victimes pour qu’il ne vienne pas. Mais il ne s’est pas risqué à saluer les habitants, dont la colère ne semblait pas être retombée un an après. M. Mazon a été agoni d’insultes par certains membres de l’assistance, le traitant d’ « assassin » , de « lâche » et appelant à sa « démission » , voire à l’envoyer « en prison » .

« Dissimuler les responsabilités du gouvernement »

Depuis un an, Carlos Mazon, qui a changé plusieurs fois de version sur ses activités le jour du drame, était dans la tourmente et des milliers d’habitants de la région réclamaient tous les mois son départ lors de manifestations. « J’ai commis des erreurs et je devrai vivre avec toute ma vie, mais aucune n’était calculée à des fins politiques » , a-t-il assuré.

Lire le décryptage | Article réservé à nos abonnés Inondations en Espagne : la gestion défaillante de la catastrophe à Valence nourrit la défiance envers les institutions Lire plus tard Reconnaissant des « erreurs » , M. Mazon a admis lundi qu’il aurait dû annuler ses rendez-vous lors de cette tragique après-midi : « J’aurais dû avoir la vision politique d’annuler mon agenda et d’aller là-bas. »

Le président de la région de Valence, Carlos Mazon, au palais de la Généralité valencienne, à Valence (Espagne), le 3 novembre 2025.
Antoine Mercier · Échos Tricolores

Mais son mea culpa s’est accompagné de nouvelles critiques à l’égard du gouvernement central du socialiste Pedro Sanchez : « Le bruit autour de moi est l’excuse parfaite pour dissimuler les responsabilités du gouvernement, tant dans les informations erronées qu’ils ont transmises le 29 octobre, que dans le retard de l’acheminement de l’aide les jours suivants. »

De nombreuses questions demeurent sur la gestion désastreuse de la catastrophe par le gouvernement de droite de la région, et notamment où se trouvait M. Mazon quand aurait dû être prise, selon les victimes, la décision d’envoyer une alerte à la population, finalement lancée très tardivement, dans la soirée.

Un message écrit avec de la boue au début des inondations d’octobre 2024 à Valence, toujours visible un an plus tard. On y lit : « Aide psychologique gratuite », avec un numéro de téléphone à contacter. A Algemesi, dans la région de Valence (Espagne), le 22 octobre 2025. LOYOLA PEREZ DE VILLEGAS MUNIZ POUR « LE MONDE » Le message prévenant la population du danger et l’exhortant à se mettre à l’abri n’a été envoyé qu’à 20 h 11 (soit plus de douze heures après l’alerte rouge de l’agence météorologique), quand de nombreuses victimes avaient déjà perdu la vie, et reste à l’origine de l’hostilité populaire à l’encontre de M. Mazon.

Newsletter « Chaleur humaine » Comment faire face au défi climatique ? Chaque semaine, nos meilleurs articles sur le sujet S'inscrire Cet avocat de formation a d’abord caché qu’il avait passé quatre heures – de 14 h 45 à 18 h 45 – à déjeuner dans un restaurant avec une journaliste pour, selon ses dires, lui proposer un poste. La femme avec qui il a déjeuné, Maribel Vilaplana, est entendue lundi matin par la juge chargée de l’enquête sur les inondations. La journaliste est récemment sortie de son silence et a révélé que le président régional l’avait raccompagnée jusqu’à sa voiture, dans un parking situé à l’opposé du siège de la présidence.

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En tant que président régional, M. Mazon bénéficiait jusqu’ici d’une immunité lui évitant d’être interrogé et inquiété par le tribunal ordinaire qui instruit l’affaire, alors que son ancienne conseillère pour les situations d’urgence, elle, a été mise en examen.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés En Espagne, un an après les inondations meurtrières à Valence, la colère et l’inquiétude permanente des habitants Lire plus tard Le Monde avec AFP L’espace des contributions est réservé aux abonnés. Abonnez-vous pour accéder à cet espace d’échange et contribuer à la discussion. S’abonner Réutiliser ce contenu

D’après Le Monde.

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