IMSI-catcher : comment un dispositif d’espionnage high-tech a été détourné pour du phishing
## Cybercriminalité : Démantèlement d'une Opération de Phishing à Paris
Cybercriminalité : Démantèlement d'une Opération de Phishing à Paris
Une enquête a révélé l'existence d'une opération de phishing sophistiquée à Paris, impliquant l'utilisation d'un IMSI-catcher pour intercepter le trafic téléphonique. Cette affaire, qui a commencé en 2022 suite à une plainte d'Orange, touche à sa fin avec la découverte du dispositif le 31 décembre 2022.
Les investigations ont mis en lumière une antenne-relais illégale, utilisée pour envoyer des messages de phishing à plus de 75 000 mobiles. Ces messages, difficilement détectables par les opérateurs, ont été estampillés de noms tels qu'Ameli ou Chronopost. L'IMSI-catcher, un appareil imitant une antenne-relais légitime, permet une attaque de type "man-in-the-middle", interférant entre le réseau d'Orange et les appareils des victimes.
L'IMSI-catcher est capable de capturer l'identifiant IMSI stocké sur les cartes SIM, permettant ainsi de localiser les appareils et d'intercepter leur trafic. Ce type d'équipement est généralement utilisé par les services de renseignement ou les chercheurs en cybersécurité, ce qui soulève des questions sur son acquisition par les malfaiteurs.
Une enquête a révélé l'existence d'une opération de phishing sophistiquée à Paris, impliquant l'utilisation d'un IMSI-catcher pour intercepter le trafic téléphonique.
L'enquête a conduit à une entreprise, Scion Data Agency, déjà surveillée pour ses pratiques douteuses. Les autorités ont suivi l'un de ses cofondateurs pour remonter jusqu'à un ressortissant chinois, employé d'une société spécialisée dans le matériel militaire de pointe. Ce dernier aurait vendu l'IMSI-catcher aux accusés impliqués dans cette affaire.
L'affaire a entraîné l'arrestation de quatorze personnes, dont six ont déjà plaidé coupable. Le préjudice financier est estimé à plus de 20 millions d'euros. Les inculpations comprennent la captation de données informatiques, l'utilisation non autorisée de fréquences, et l'entrave au fonctionnement de systèmes de traitement automatisé de données.
D’après Journal du Geek.

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