Free et Bouygues en embuscade sur SFR, mais à quel prix ?
La cour d'appel de Paris a validé le plan de restructuration d'Altice France, permettant ainsi à Patrick Drahi de finaliser la réorganisation de la dette de SFR d'ici le 1er octobre. La dette passera de 24 à 15,5 milliards d'euros, en échange d'une prise…
La cour d'appel de Paris a validé le plan de restructuration d'Altice France, permettant ainsi à Patrick Drahi de finaliser la réorganisation de la dette de SFR d'ici le 1er octobre. La dette passera de 24 à 15,5 milliards d'euros, en échange d'une prise de participation de 45 % par les créanciers américains BlackRock, Pimco et Fidelity. Bien que Patrick Drahi conserve la majorité, cette opération pourrait faciliter une éventuelle cession de SFR.
SFR, avec ses 25 millions de clients et ses infrastructures essentielles, est une cible stratégique pour les opérateurs concurrents. Les discussions entre Orange, Bouygues Telecom, et Free sont en cours, bien que des contraintes de concurrence limitent la capacité d'Orange à acquérir SFR. Free et Bouygues apparaissent comme les principaux candidats pour cette acquisition.
Les négociations rencontrent des obstacles, notamment concernant RED by SFR, pour lequel SFR demande 4 milliards d'euros, un montant contesté par Xavier Niel de Free. Bouygues et SFR partagent également 15 000 antennes, ce qui constitue un autre point de tension, Bouygues refusant d'en assumer seul les coûts. Les désaccords concernant les fréquences mobiles et la valorisation de SFR compliquent également les discussions, la valeur de SFR étant estimée à 26 milliards d'euros par l'accord de restructuration contre une estimation de 20 milliards par J.P. Morgan.
La cour d'appel de Paris a validé le plan de restructuration d'Altice France, permettant ainsi à Patrick Drahi de finaliser la réorganisation de la dette de SFR d'ici le 1er octobre.
Patrick Drahi joue un rôle actif dans ces discussions, tentant de faciliter un accord entre les parties malgré des divergences significatives. La situation est complexe, car une exigence trop élevée pourrait compromettre les négociations entre Free et Bouygues, tandis qu'une concession excessive pourrait affecter les accords avec les créanciers. L'issue de ces discussions influencera non seulement la reconfiguration du marché télécom français mais aussi l'avenir de SFR et de ses 8 000 employés.
D’après FrenchWeb.

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