FLUIDSTACK : une déconvenue pour la stratégie française de l’IA
## FLUIDSTACK : une Déconvenue pour la Stratégie Française de l’IA
FLUIDSTACK : une Déconvenue pour la Stratégie Française de l’IA
Selon des informations récentes, Fluidstack aurait décidé d'abandonner son projet de centre de données dédié à l'intelligence artificielle à Bosquel, dans la Somme. Ce projet, représentant un investissement de 10 milliards d’euros, avait été annoncé lors du Sommet pour l’action sur l’IA à Paris.
Le projet de centre de données visait à positionner la France parmi les pays capables d'accueillir des infrastructures de calcul à grande échelle, essentielles pour le développement de l'intelligence artificielle. Les spécifications techniques incluaient :
Une capacité de 1 gigawatt, comparable aux plus grands clusters internationaux. Un investissement de 10 milliards d’euros. Une mise en service prévue pour 2026. L'utilisation d'une électricité d'origine nucléaire pour répondre aux contraintes énergétiques croissantes.
Ce projet faisait partie d'un plan plus large de 109 milliards d’euros d'investissements pour structurer une filière européenne de l’IA, avec Bosquel devant être un point d'ancrage industriel et politique.
Plusieurs incertitudes entouraient ce projet dès le départ :
Selon des informations récentes, Fluidstack aurait décidé d'abandonner son projet de centre de données dédié à l'intelligence artificielle à Bosquel, dans la Somme.
Échelle : Un centre de données de 1 gigawatt nécessite des capacités financières, techniques et logistiques comparables à celles des grands opérateurs mondiaux. Financement : Les détails du financement de 10 milliards d’euros n’ont pas été rendus publics, ce qui soulève des questions sur la viabilité du projet. Calendrier : La mise en service en 2026 impose des délais de construction et de raccordement très serrés.
Il semble que Fluidstack se retire non seulement du projet de Bosquel mais également d'autres initiatives en France, tout en renforçant sa présence aux États-Unis. Ce retrait est accompagné d'un recentrage du siège social à New York, de discussions sur une levée de fonds importante, et de la signature de contrats avec des entreprises américaines de l’IA.
Les États-Unis offrent actuellement un accès plus direct aux financements et aux ressources essentielles, notamment les semi-conducteurs avancés, ainsi qu’une demande importante pour les capacités de calcul.
Ce développement met en lumière le décalage entre les annonces publiques ambitieuses et la complexité de leur mise en œuvre industrielle, qui repose sur la sécurisation du capital, la contractualisation de la demande, et l'accès aux infrastructures énergétiques.
Nous avons contacté Fluidstack et le cabinet de la ministre déléguée au Numérique, Anne Le Hénanff, pour confirmer cet abandon et en préciser la portée. Aucune réponse n’a été reçue à ce jour.
D’après FrenchWeb.

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