Faut-il vraiment poser le pied à terre à un stop quand on est en vélo ?
À Toulouse, des panneaux indiquant "cyclistes, pied à terre" avaient été installés sur une piste cyclable début 2025. Jugés ambigus et non conformes, ils ont été retirés. Cette situation met en lumière une croyance répandue selon laquelle un cycliste…
À Toulouse, des panneaux indiquant "cyclistes, pied à terre" avaient été installés sur une piste cyclable début 2025. Jugés ambigus et non conformes, ils ont été retirés. Cette situation met en lumière une croyance répandue selon laquelle un cycliste doit poser un pied à terre pour respecter un Stop, bien que cette exigence ne soit pas soutenue par un texte officiel.
L’article R415-6 du Code de la route précise :
"À certaines intersections indiquées par une signalisation dite stop, tout conducteur doit marquer un temps d’arrêt à la limite de la chaussée abordée. Il doit ensuite céder le passage..."
En tant que conducteurs, les cyclistes sont tenus de respecter cette obligation d'immobilisation complète, mais le Code ne mentionne pas la nécessité de poser un pied au sol.
À Toulouse, des panneaux indiquant "cyclistes, pied à terre" avaient été installés sur une piste cyclable début 2025.
Les cyclistes doivent effectuer un arrêt net, qu’ils restent en équilibre ou posent un pied au sol. L’important est de cesser d’avancer avant de reprendre la route. Passer le Stop au ralenti sans immobilisation totale constitue une infraction.
Certaines signalétiques locales recommandant le pied à terre sont davantage pédagogiques que réglementaires. Elles n'ont pas de valeur légale et leur installation est souvent contestée, comme ce fut le cas à Toulouse.
Le malentendu persiste : beaucoup croient que poser le pied est la seule preuve d’un arrêt. Toutefois, un cycliste qui s'immobilise brièvement sans cela respecte la loi. En cas de verbalisation, seule l'absence d'arrêt réel peut être sanctionnée, pas le fait de garder les deux pieds sur les pédales.
Le non-respect d’un Stop est sanctionné par l’article R415-6 du Code de la route. Cette infraction de 4ᵉ classe est passible d’une amende forfaitaire de 135 euros, réduite à 90 euros si payée rapidement, et pouvant atteindre 375 euros en cas de majoration. Pour les automobilistes, elle entraîne également un retrait de 4 points sur le permis de conduire et éventuellement une suspension pouvant aller jusqu'à trois ans. Pour les cyclistes, l’amende s’applique, mais aucune perte de points n'est en jeu, car le vélo ne nécessite pas de permis.
D’après Journal du Geek.

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