Être payé pour rester 10 jours au lit : un job de rêve… ou un cauchemar !
À Toulouse, l'Institut de médecine et de physiologie spatiales (MEDES) a lancé un recrutement de dix hommes en parfaite santé pour participer en juin à une étude intitulée BRAHMS (« Bed Rest And HypoMetabolism Study »), commandée par le CNES. Cette étude…
À Toulouse, l'Institut de médecine et de physiologie spatiales (MEDES) a lancé un recrutement de dix hommes en parfaite santé pour participer en juin à une étude intitulée BRAHMS (« Bed Rest And HypoMetabolism Study »), commandée par le CNES. Cette étude vise à simuler l'impesanteur en obligeant les participants à rester constamment allongés, la tête inclinée à -6°, tout en réduisant considérablement leur apport alimentaire. Les participants recevront une compensation de 5 000 €.
L'objectif est d'analyser la réaction du corps humain face à une combinaison d'absence de gravité et de restriction calorique sévère. Cette situation pourrait se produire lors de missions spatiales prolongées en cas de problème de ravitaillement ou de défaillance technique.
Les volontaires seront hospitalisés pendant vingt jours, avec une journée de suivi trois mois après. Le cœur de l'étude implique dix jours d'alitement strict. Les participants devront accomplir toutes leurs activités dans cette position, y compris manger, se laver et subir des examens médicaux, sans jamais se lever.
L'inclinaison du lit à -6° est conçue pour reproduire les effets de la microgravité terrestre. Les fluides corporels se déplacent vers le haut du corps, les muscles s'atrophient, la densité osseuse diminue, et le système cardiovasculaire se modifie. Cette position permet de simuler ces conditions sans quitter la Terre.
Cette étude vise à simuler l'impesanteur en obligeant les participants à rester constamment allongés, la tête inclinée à -6°, tout en réduisant considérablement leur apport alimentaire.
Les participants devront également se contenter de 250 kilocalories par jour durant l'alitement, comparé à une consommation moyenne de 2 000 à 2 500 kilocalories. La transition calorique sera progressive : 600 kcal la veille du début, suivie d'une réalimentation graduelle après l'étude.
La nutrition est cruciale pour les missions spatiales de longue durée. L'isolement, le confinement, la perte d'appétit ou des imprévus techniques peuvent causer des déséquilibres alimentaires. L'étude BRAHMS vise à mieux comprendre les effets physiologiques d'une telle situation sur un individu en bonne santé.
Douze équipes scientifiques françaises participent à cette étude. Les volontaires subiront divers examens : analyses sanguines et urinaires, évaluations musculaires et osseuses, tests cardiovasculaires, mesures métaboliques, examens neurologiques et cognitifs, ainsi qu'un suivi psychologique. L'étude contribuera également à établir une base de données de référence pour comparer ces résultats avec ceux d'expériences antérieures.
Les critères de sélection incluent : hommes âgés de 20 à 40 ans, non-fumeurs, en parfaite santé, avec un indice de masse corporelle entre 20 et 26, mesurant entre 1,65 m et 1,85 m, au poids stable et pratiquant régulièrement une activité sportive. Pas d'allergies ou de restrictions alimentaires.
D’après Journal du Geek.

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