vendredi 14 août 2026
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Politique et société françaises
Indépendant · Numérique
Échos Tricolores

Défense Macron attendu en Isère pour dévoiler les contours d’un nouveau service militaire

qui lui était cher. Promesse du candidat Macron en 2017 au nom de la «cohésion nationale», lancé en 2019, le SNU, destiné aux mineurs de 15 à 17 ans, n’a jamais pu être généralisé. Et il «n’est aujourd’hui » créé par , reconnaît l’Elysée.

qui lui était cher. Promesse du candidat Macron en 2017 au nom de la «cohésion nationale», lancé en 2019, le SNU, destiné aux mineurs de 15 à 17 ans, n’a jamais pu être généralisé. Et il «n’est aujourd’hui » créé par , reconnaît l’Elysée.

Son successeur s’en éloignera en réalité largement, même s’il doit répondre au même «besoin d’engagement de la jeunesse». Cette «nouvelle forme de service national» se fera «sur la base du volontariat» et sera «beaucoup plus militarisée», dit un proche du Président. Destiné aux jeunes majeurs, hommes et femmes, il sera aussi plus long que les «séjours de cohésion» de douze jours du SNU.Emmanuel Macron avait annoncé en janvier son intention de «permettre à une jeunesse volontaire d’apprendre avec les armées et d’en renforcer les rangs» en cas de besoin. Sans toutefois aller jusqu’à rétablir la conscription, service militaire obligatoire supprimé en France en 1997. Depuis, le gouvernement et les hauts gradés ont planché sur les meilleurs moyens de donner une «masse supplémentaire» aux armées. Afin de «créer un réservoir de personnes mobilisables en cas de crise», postule la Revue nationale stratégique publiée le 14 juillet.Le nouveau service national va naître en temps de grave disette budgétaire, alors qu’il faudra héberger, équiper et encadrer les jeunes recrues. Son émergence sera donc «phasée dans le temps», dit un conseiller du chef de l’Etat, promettant un projet «réaliste» qui «tient compte de l’état de nos disponibilités aujourd’hui».

Promesse du candidat Macron en 2017 au nom de la «cohésion nationale», lancé en 2019, le SNU, destiné aux mineurs de 15 à 17 ans, n’a jamais pu être généralisé.
Antoine Mercier · Échos Tricolores

Un objectif de 50 000 personnes par an

«Ça démarrera lentement», selon une source ayant connaissance du dossier, qui évoquait récemment un effectif de 2 000 à 3 000 personnes la première année, avant une «montée en puissance» avec un objectif à terme de 50 000 par an. Selon des informations de presse non confirmées, la durée envisagée serait de dix mois et il serait rémunéré à hauteur de plusieurs centaines d’euros.L’actuel service militaire volontaire (SMV), créé en 2015 et choisi par 1 000 jeunes environ par an, ainsi que son équivalent ultramarin, le service militaire adapté (SMA, près de 6 000 jeunes par an), perdureront en parallèle, a assuré l’Elysée. Leur objectif est différent : il s’agit de dispositifs de formation et d’insertion professionnelle avec un encadrement militaire.A lire aussiCyberdéfense : «L’enjeu, c’est de nous préparer à une menace de haute intensité»Chez nos voisins européens, douze pays ont préservé ou rétabli la conscription obligatoire. Et face à la dégradation de la situation stratégique, une demi-douzaine d’autres ont décidé de rétablir un service volontaire. La Norvège, dont le modèle est par exemple évoqué au sommet de l’Etat, a rendu obligatoire une conscription de douze mois, même si le service est réellement effectué seulement par 15 % des membres d’une classe d’âge, sélectionnés selon des critères de qualifications et de motivation.Depuis des mois, Emmanuel Macron alerte sur la «montée des périls» et les menaces venues essentiellement de Russie. Le général Mandon a ainsi déclaré la semaine dernière que le pays devait restaurer sa «force d’âme pour accepter de nous faire mal pour protéger ce que l’on est» et soit prêt à «accepter de perdre ses enfants».La déclaration a été jugée «va-t-en-guerre» par une partie de la gauche tandis que, du côté du Rassemblement national, on dénonçait une «faute» et on prévenait que les Français n’étaient pas «prêts à aller mourir pour l’Ukraine». Depuis, les autorités ont tenté d’éteindre l’incendie, tout en assumant la nécessité d’alerter et de préparer les esprits aux risques géopolitiques.

D’après www.liberation.fr.

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