Cette route française recharge les voitures électriques en roulant, une première mondiale
## Nouvelle Technologie de Recharge par Induction sur l'Autoroute A10
Nouvelle Technologie de Recharge par Induction sur l'Autoroute A10
Une innovation majeure dans le domaine de la mobilité électrique a été introduite en France avec un tronçon de route qui permet la recharge des véhicules en mouvement. Cette technologie est mise en œuvre sur l'autoroute A10, avant le péage de Saint-Arnoult-en-Yvelines.
Le 22 octobre dernier, un camion électrique a été rechargé pour la première fois en conditions réelles sans arrêt. Sous l'asphalte de cette portion d'autoroute, 900 bobines de cuivre transforment la route en chargeur géant par induction, similaire au principe utilisé pour les smartphones.
Le projet, baptisé « Charge as you drive », est une collaboration entre Vinci Autoroutes, la start-up israélienne Electreon, l'université Gustave Eiffel et le fabricant Hutchinson, soutenu par un financement de 26 millions d'euros du plan France 2030.
Les premiers tests montrent que le système peut fournir plus de 300 kilowatts de puissance instantanée, avec une moyenne de 200 kW en conditions normales. Cela permet à un poids lourd de gagner un kilomètre d’autonomie par kilomètre parcouru, et entre deux à trois kilomètres pour une voiture légère.
Une innovation majeure dans le domaine de la mobilité électrique a été introduite en France avec un tronçon de route qui permet la recharge des véhicules en mouvement.
Les bobines, enfouies à dix centimètres sous la chaussée, créent un champ magnétique capté par une plaque sous le châssis du véhicule pour alimenter le moteur et recharger la batterie simultanément. Quatre prototypes, dont un poids lourd, un bus, un utilitaire et une voiture, circulent actuellement sur ce tronçon test.
Le coût d'infrastructure pour équiper l'ensemble des 9 000 kilomètres d'autoroutes françaises est estimé à 156 milliards d'euros. Vinci Autoroutes explore actuellement des modèles économiques pour facturer ce service. Sur le plan écologique, bien que la technologie ait le potentiel de réduire la taille des batteries des véhicules électriques, elle nécessite une quantité significative de matériaux comme le cuivre.
Vinci envisage un corridor électrique de 100 kilomètres entre Paris et Orléans d'ici 2030, avec l'objectif d'équiper 80 % des autoroutes d'ici 2035. Le projet se concentre sur les poids lourds, qui représentent une part significative du trafic et des émissions de CO2. L'intégration d'un récepteur spécifique sous les véhicules est nécessaire pour profiter de cette technologie, ce qui implique des coûts supplémentaires pour les constructeurs ou les propriétaires.
D’après Journal du Geek.

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