Blocage du détroit d’Ormuz : diesel et kérosène, des carburants qui flambent encore plus vite que le baril de brut
Un pêcheur s’apprête à faire le plein d’un bateau de pêche, dans le port du Guilvinec (Finistère), le 11 mars 2025.
Un pêcheur s’apprête à faire le plein d’un bateau de pêche, dans le port du Guilvinec (Finistère), le 11 mars 2025.
Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, les prix des carburants tels que le diesel et le kérosène, essentiels pour le transport routier, l'agriculture, et l'aviation, connaissent une hausse significative. En France, le prix moyen d'un litre de gazole a atteint 2,01 euros, selon le décompte du vendredi 13 mars de l'Union française des industries pétrolières. Cela représente une augmentation de 31 centimes depuis le début du conflit le 28 février. En comparaison, le litre d'essence a augmenté de 16 centimes, s'établissant à 1,86 euro.
Un pêcheur s’apprête à faire le plein d’un bateau de pêche, dans le port du Guilvinec (Finistère), le 11 mars 2025.
Cette tendance n'est pas limitée à la France. Aux États-Unis, le prix moyen du diesel à la pompe a dépassé 5 dollars (4,30 euros) le gallon, un seuil atteint pour la deuxième fois dans l'histoire, avec un précédent record en décembre 2022. Les carburants de l'aviation atteignent également des niveaux élevés. Le prix du baril de "jet fuel" était de 187 dollars, dépassant même 212 dollars en Europe, en hausse par rapport à 99,40 dollars le 27 février, selon l'indice de référence Platts. Le différentiel avec le baril de brent, une référence mondiale pour le brut, est passé de moins de 30 dollars à près de 85 dollars.
D’après Le Monde.

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