Au Venezuela, une loi d’amnistie adoptée à l’unanimité par l’Assemblée nationale
Le 19 février 2026, une loi d'amnistie a été approuvée à l'unanimité par l'Assemblée nationale vénézuélienne, permettant la libération des détenus politiques. Cette décision intervient à la suite de l'arrestation de l'ancien président Nicolas Maduro par…
Le 19 février 2026, une loi d'amnistie a été approuvée à l'unanimité par l'Assemblée nationale vénézuélienne, permettant la libération des détenus politiques. Cette décision intervient à la suite de l'arrestation de l'ancien président Nicolas Maduro par les États-Unis le 3 janvier 2026. La présidente par intérim, Delcy Rodriguez, a promulgué la loi le même jour, affirmant l'ouverture de nouvelles voies politiques pour le Venezuela.
La loi, promise par Jorge Rodriguez, président de l'Assemblée, sous pression des États-Unis, a été approuvée à l'unanimité après des discussions intenses. Elle couvre des événements spécifiques tout en excluant les périodes 1999-2026, les années des présidences de Hugo Chavez et Nicolas Maduro. Les exilés pourront mandater des représentants légaux, et une fois la demande d'amnistie déposée, aucune privation de liberté ne sera autorisée pour les actes couverts par la loi.
La loi ne s'applique pas aux personnes impliquées dans des violations graves des droits de l'homme, crimes contre l'humanité, et autres infractions graves. Elle exclut également ceux ayant favorisé des actions armées contre le Venezuela, ce qui pourrait concerner certains membres de l'opposition, dont Maria Corina Machado.
Le 19 février 2026, une loi d'amnistie a été approuvée à l'unanimité par l'Assemblée nationale vénézuélienne, permettant la libération des détenus politiques.
Selon Foro Penal, si près de 450 prisonniers politiques ont été libérés, plus de 600 restent incarcérés. L'amnistie met fin aux actions judiciaires contre les personnes récemment libérées et celles en liberté conditionnelle. Des experts des Nations unies ont souligné l'importance de la loi pour les victimes et leurs familles, tout en insistant sur l'exclusion des auteurs de violations graves des droits de l'homme.
À la suite de l'annonce de la loi, les proches de détenus politiques en grève de la faim ont cessé leur mouvement. Juan Pablo Guanipa, un opposant politique, a confirmé sa libération en vertu de la loi après avoir été emprisonné pour conspiration.
La loi d'amnistie marque une étape significative dans le paysage politique vénézuélien, bien que des doutes subsistent quant à la volonté d'ouverture démocratique du gouvernement.
D’après Le Monde.

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