Argentine : la réforme du travail de Javier Milei adoptée à l’Assemblée malgré une journée de grève générale
Le 20 février 2026, les députés argentins ont adopté une réforme de la législation du travail souhaitée par le président Javier Milei. Cette loi, approuvée par 135 voix contre 115 après onze heures de débats, doit maintenant être validée par le Sénat. Le…
Le 20 février 2026, les députés argentins ont adopté une réforme de la législation du travail souhaitée par le président Javier Milei. Cette loi, approuvée par 135 voix contre 115 après onze heures de débats, doit maintenant être validée par le Sénat. Le Président Milei a déclaré que cette réforme vise à moderniser les relations de travail en Argentine.
Le pays a connu une grève générale de 24 heures, la quatrième en deux ans, qui a fortement perturbé les activités économiques. Les transports aériens, ferroviaires et par bus ont été particulièrement touchés, avec l'annulation de plus de 250 vols par Aerolineas Argentinas.
La capitale, Buenos Aires, a observé un trafic automobile inhabituellement dense, tandis que les transports en commun étaient vides. En parallèle, la collecte des ordures a été interrompue, exacerbant la situation dans la chaleur de l'été.
La nouvelle législation propose plusieurs changements significatifs :
Le 20 février 2026, les députés argentins ont adopté une réforme de la législation du travail souhaitée par le président Javier Milei.
Facilitation des licenciements Réduction du barème des indemnités Extension possible de la journée de travail jusqu'à 12 heures Extension des services considérés comme "essentiels" en cas de grève Autorisation du fractionnement des congés
Le gouvernement soutient que ces mesures favoriseront l'emploi formel, en réduisant ce qu'il qualifie de "judiciarisation excessive" du monde du travail. Néanmoins, la CGT critique cette réforme qu'elle considère comme régressive et anticonstitutionnelle.
Depuis son arrivée au pouvoir en décembre 2023, Javier Milei a enregistré une baisse significative de l'inflation, qui est passée de plus de 150 % à 32 % en glissement annuel. Cependant, cette réussite s'est accompagnée de mesures d'austérité budgétaire et de suppressions d'emplois publics, entraînant une baisse de la consommation et de l'activité économique.
Le président Milei espère finaliser cette réforme avant le 1er mars, date de son discours annuel au Parlement.
D’après Le Monde.

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