« 150 patients par jour » : un kiné un peu trop efficace doit rembourser un million d’euros à la Sécu
## Réglementation et Pratiques Professionnelles
Réglementation et Pratiques Professionnelles
Un kinésithérapeute des Yvelines est sommé par la Caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) de rembourser un million d'euros pour des trop-perçus. Cette demande est due au fait que le praticien aurait traité jusqu'à 150 patients par jour, ce qui, selon l'organisme, dépasse le cadre de la qualité, sécurité et efficacité des soins.
Le kinésithérapeute justifie cette cadence par l'utilisation de méthodes de consultation groupée, accueillant sept à huit patients simultanément avec une rotation toutes les 30 minutes. Cependant, la réglementation française impose qu’un kinésithérapeute consacre au minimum 30 minutes individuelles par patient. Le calcul de la CPAM démontre qu'il serait impossible de respecter ces normes en traitant 150 patients par jour.
Le praticien conteste la demande de remboursement, arguant que son cabinet est équipé pour accueillir plusieurs patients de manière semi-autonome. Il utilise notamment l'électrothérapie, où le patient reste actif sans intervention directe du kinésithérapeute. Cette méthode pourrait théoriquement permettre de réaliser 150 consultations en un peu plus de neuf heures de travail.
Un kinésithérapeute des Yvelines est sommé par la Caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) de rembourser un million d'euros pour des trop-perçus.
Les associations professionnelles critiquent cette approche. La communauté professionnelle territoriale de santé 78 Porte de Normandie souligne que les machines ne peuvent pas remplacer la présence et le raisonnement clinique du professionnel. La kinésithérapie moderne doit intégrer les dimensions physiques, psychologiques et sociales du patient.
En l'absence d'accord à l'amiable, le litige devrait être réglé au tribunal. Cette situation soulève des questions sur la capacité d'accueil du système de santé en France, où la demande médicale excède souvent les capacités des praticiens, entraînant des délais d'attente prolongés pour les patients.
D’après Journal du Geek.

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